| Chamakh, la tête des Lions de l'Atlas |
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Moins prolifique avec son club, Bordeaux (31 buts en 143 matches de Championnat de France), qu'avec les "Lions de l'Atlas" (30 buts en 39 sélections), Chamakh est adulé au Maroc alors que la France, où il est né, le 10 janvier 1984 à Tonneins, est plus réservée à son sujet. "Je dois avoir plus de lucidité devant le but", admet-il lui-même. La critique qui revient le plus souvent sur jeu en Ligue 1 est: "Il ne marque pas assez pour un attaquant". Mais Alain Roche, directeur de la politique sportive du Paris SG et qui a connu le Marocain à Bordeaux (2000-02), où il évoluait dans les catégories de jeunes alors que Roche terminait sa carrière de joueur, défend les qualités méconnues de l'attaquant. "Attention, c'est un poison pour un défenseur, explique le Parisien, qui était défenseur central. J'ai rarement été autant " bougé "". Avec Bordeaux, où il alterne titularisations (9 fois en championnat) et entrées en jeu (8 fois), Chamakh est plus un attaquant de l'ombre, qui fatigue les défenses par son harcèlement, qu'un finisseur. Il semble tarder à confirmer l'énorme potentiel tôt entrevu par les Girondins, qui l'ont pris dans leur centre de formation à 16 ans et l'ont lancé chez les professionnels à 19 ans, le 19 janvier 2003 pour un match de Coupe de la Ligue contre Metz. Mais son palmarès reste coincé à une victoire en Coupe de la Ligue, en 2007. Il doit sinon se contenter du titre honorifique de vice-champion de France 2006. Chamakh aborde sa troisième CAN avec confiance. "On est à peu près le même groupe qu'en 2004, mais tout le monde a plus d'expérience, a-t-il affirmé à l'hebdomadaire marocain TelQuel. On a tous progressé. Vu le groupe et vu l'état d'esprit, je suis confiant". Il croit aux chances de son équipe, qui évoluera dans la groupe A avec le Ghana, la Namibie et la Guinée, de remporter un deuxième trophée continental, après celui de 1976. La seule chose qui pourrait l'arrêter sur le chemin de la victoire "c'est la pression, confie-t-il, il faut la gérer correctement, mais à mon avis tout peut bien se passer". Pour prendre sa revanche, après avoir joué et perdu une finale dès sa première participation (Tunisie bat Maroc 2-1 à Tunis en 2004), à seulement 20 ans. Commentaires (0)
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