Le Parisien : LE PARCOURS de la peine se poursuit pour le PSG. « Il faudra se battre jusqu'au bout », est l'antienne préférée de Paul Le Guen depuis plusieurs matchs. Sur les cinq dernières journées, son équipe a récolté cinq points sur quinze possibles.
Ce ralentissement tient surtout à son comportement à l'extérieur, où elle n'a pris qu'un point lors de ses trois derniers déplacements (nul à Lille, défaites à Lorient et à Marseille). Avec trois petites unités d'avance sur le premier relégable, le PSG dispose de treize rencontres pour se donner de l'air. Ou plonger en Ligue 2.
Des statistiques plutôt favorables. Depuis l'existence de la victoire à trois points (saison 1994-1995), trois équipes 16 e à treize journées du terme du championnat - la situation actuelle du PSG - ont fini par être reléguées : Saint-Etienne en 1996, Châteauroux en 1998 et Lorient en 1999. Trois cas en treize saisons : statistiquement, Paris a encore 75 % de chances de se maintenir. La photographie du moment montre que la lutte sera extrêmement âpre pour le maintien : neuf formations sont concernées, de Strasbourg (11 e , 32 points) à Sochaux (19 e , 24 points), en passant par Saint-Etienne, Auxerre, Lille, Lens (un match en moins pour ces deux équipes), Rennes et Toulouse. Tout compte : Strasbourg (+ 1), Saint-Etienne (0), Lille (+ 4), PSG (0) affichent des différences de but qui leur offrent un avantage indéniable sur Sochaux (- 11), Auxerre (- 10) ou Rennes (- 8) en cas d'égalité de points lors de la dernière journée.
Un calendrier compliqué. Quatre équipes focalisent l'attention dans ce domaine : Rennes, Lille, Strasbourg et Paris. Il s'agit en effet des seuls clubs amenés à rencontrer les (actuels) trois premiers du championnat (Lyon, Bordeaux, Nancy). Mais les hommes de Paul Le Guen cumulent les obstacles : ils iront à Bordeaux, à Lyon et à Nancy, alors que leurs concurrents recevront ou Bordeaux ou Lyon.
Difficulté supplémentaire : le PSG affrontera sept équipes classées dans la première moitié du tableau, tout comme Strasbourg. Lille et Rennes, les champions du programme d'enfer, accueilleront ou iront chez huit des dix premiers !
Il y a pire en Ligue 1. Il y a les chiffres, le menu qui s'annonce mais également ce sentiment, fragile : Paris semble « mieux » jouer que ses concurrents au maintien. A l'observation, le jeu sans génie du PSG mais précis sur coups de pied arrêtés, compact au milieu de terrain, plutôt hermétique défensivement, donne quelques garanties. Celles que n'ont pas Toulouse, complètement à l'abandon, Sochaux, incapable de marquer, Rennes, où Lacombe perd déjà pied, Saint-Etienne, plombé par les querelles intestines... Seuls Lille et Lens semblent sur une dynamique de club et d'équipe qui échappe pour l'instant à Paris. En fait, le PSG pourrait se sauver grâce à la médiocrité des autres. C'est un constat sans appel : cette saison, il existe bien pire que Paris.