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Ligue 1 : Lyon fête ses champions Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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L'Equipe - Il est 18 heures, ce dimanche, sur le parvis de l'hôtel de ville de Lyon, entouré par des centaines de supporters lyonnais. En attendant l'arrivée des joueurs, Jean-Michel Aulas «meuble» et il adore ça. «D'habitude, nous fêtons le titre en pleine nuit. Là, c'est l'après-midi, un dimanche, avec le soleil en prime. C'est un beau clin d'oeil», se réjouit le président de l'OL, avant d'évoquer directement ce nouveau sacre. «Depuis hier soir, on mesure à chaque seconde l'ampleur de cet exploit. Les joueurs sont en train de nous faire vivre des moments inoubliables. Il faut maintenant que l'OL soit apprécié à sa juste valeur.»
A 18h15, les héros débarquent en bus. Juninho est le premier à descendre, le trophée de champion en mains. Première acclamation du public, ce ne sera pas la dernière. De l'autre côté de l'hôtel de ville, place des Terreaux, près de 10 000 personnes les attendent. Cela fait sept ans que ça dure mais la plupart ne s'en lasse pas. Encore moins au moment où toute l'équipe surgit sur le balcon de l'hôtel de ville pendant que la sono joue le planétaire tube "We are the champions". Des cris, des fumigènes, des pétards, la foule entre en fusion. Le maire Gérard Collomb prend le micro - «On vient d'écrire une page de l'histoire du foot» - puis le laisse à JMA - «Merci à vous, merci à l'équipe, merci au coach» - avant que tous les joueurs soient présentés un à un. Certains ont des petits yeux, d'autres presque plus de voix. Personne n'ose un petit solo. Christophe Delmotte n'est plus lyonnais depuis longtemps pour se muer en Eddy Mitchell et entonner un "Pas de boogie woogie". Les supporters s'en chargent avec le "Qui ne saute n'est pas lyonnais". La palme de l'ovation revient à Karim Benzema même si à l'applaudimètre, Juninho reste une valeur sûre.

A l'intérieur, l'hôtel de ville est bondé. Devant les VIP triés sur le volet, le maire de Lyon offre à chaque joueur et membre du staff un coffret de deux bons Bourgognes. Et à Jean-Michel Aulas un Romanée-Conti cuvée 2000. Pas le temps de déguster, tous s'engouffrent dans un salon privé. Il faut de longues minutes de négociations pour qu'ils soient accessibles. Casquette de la police municipale vissée sur le crâne, Cris est le premier à se présenter. «La nuit a été longue, c'était de bien de faire la fête avec les amis et la famille. Ce titre a été le plus dur à décrocher, estime le Policier. Cela donne un goût très bon (sic). On va savourer jusqu'à demain et ensuite on reprend l'entraînement. On devra tout oublier pour penser à Paris.» Entourés de leurs compagnes, Govou, Squillaci et les autres affichent leur bonne humeur. Alain Perrin, lui, se fait plus discret. Mais il ne se fait pas prier pour savourer lui aussi, à sa manière, d'avoir franchi la ligne d'arrivée en tête. «Une Formule 1, ça ne se conduit pas, ça se pilote. Il faut du doigté. Pour quelqu'un qui ne devait pas passer l'hiver, je suis encore là.» Dans les prochains jours, l'esprit libéré, l'entraîneur de l'OL assènera peut-être d'autres vérités.
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